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13 articles avec humeurs

Etre adulte et ne pas boire

Publié le par Angelita

Vous allez surement vous demander pourquoi je parle d'une telle chose, un sujet pas franchement intéressant, et qui ne concerne finalement pas grand monde. Mais j'ai décidé que ce blog allait plus me ressembler. Et comme j'aime aborder plein de sujets différents, celui-ci en est un. Un article humeur en bonne et due forme.
Allons bon.

Etre adulte et ne pas boire

Donc, même s'il y a peu de personnes concernées par la question, sincèrement il y a une sorte de pression sociale sur le sujet. Rien de dramatique, on n'en souffre pas non plus. Mais c'est assez chiant par moments.
Alors personnellement je ne bois presque jamais d'alcool. Je ne dis pas jamais car quand on me propose un petit verre de cidre, eh bien ça me fait plaisir, et l'été, quand il fait très chaud (donc pas cette année), je ne refuse pas un panaché.

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Ainsi, si je ne bois pas c'est uniquement par goût personnel, et non pour une question de religion (j'ai remarqué qu'on laissait les gens plus tranquille quand c'est le cas) ou pour des raisons de santé (non, je ne suis pas abstinente).
La plupart de mon entourage le sait: je n'aime pas le goût, je n'aime pas ce que ça fait à mon corps (des crampes dans les bras, oui Madame), et encore moins l'état dans lequel il peut nous mettre (impensable pour moi de boire à en perdre la mémoire).
Après naturellement, chacun fait ce qu'il veut, moi ça m'est égal. Ce qui ne me régale pas par contre c'est les questions et remarques en tous genres:
- "Mais le vin c'est le patrimoine français!" 
- "Tu ne bois jamais? T'es pas fun toi" 
- "Comment tu fais la fête sans boire?"
- "Tu ne connaîtras jamais la sensation de te réveiller avec un inconnu à tes côtés alors" (?)
- "Quand t'es mal t'as pas envie de te mettre une murge pour oublier?" (??)

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Et alors la phrase la plus courante, la plus entendue, à toute occasion:

"Mais tu prendras bien, exceptionnellement, une petite coupette pour fêter ça?"

A toutes les sauces, partout. En toutes circonstances. Pendant longtemps je me suis forcée, pour faire comme les autres, pour avoir l'air polie (alors que je trempais juste les lèvres et étais à tous les coups immédiatement refroidie par ce liquide qui me brûle les lèvres et la gorge).
Mais depuis le début de l'année, j'ai décidé d'arrêter. Je ne vois pas au nom de quoi je me forcerai à boire quelque chose que je n'aime pas. Alors bien sûr que je veux bien trinquer, avec une coupette aussi, mais pas avec du champagne.

Mais là aussi y a un problème: si tu ne bois pas, on ne te met pas les mêmes verres que les autres. Au resto ou quand on dîne chez des gens: les verres ne sont pas les mêmes. On est pourtant des adultes comme les autres, et peut-être qu'on aimerait nous aussi avoir un verre à pied pour boire notre soda, ou au moins avoir deux verres: je déteste boire dans le même verre mon eau et mon soda, quand j'en bois. 
 

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Et maintenant que je suis en couple, on pense que c'est moi qui empêche mon compagnon de boire. Alors qu'à la base il ne buvait pas non plus. Donc quand des fois j'entends "Chaton boira quoi?" Je réponds "Coca si tu as, sinon eau plate", on me répond "Ohlalalalalalalaaaaa mais laisse le parler. Chaton tu veux boire quoi?" "Du coca rouge ou de l'eau plate". Ah ben merci. N'étant pas despotique (outre mesure en tout cas), je laisse encore les gens boire et manger ce qu'ils veulent. Mais pour beaucoup, un couple qui ne boit pas c'est étrange. On en rigole lui et moi. Avant on essayait d'expliquer, maintenant on ne relève plus.
Cet été quand on était perdu dans la montagne, un sympathique Monsieur nous a aidé à nous remettre sur le bon chemin. On a parlé un moment avec lui et à la fin il nous a dit "Et forcez pas trop sur le rosé ce soir hein, avec cette chaleur et l'effort ça peut faire vite tourner la tête. Ahahahahahahhh". Il était sympa, alors j'ai juste répondu "Oh ne vous inquiétez pas pour ça". S'en est suivi un "C'est toujours ce qu'on dit ahahahahahahha" de sa part. 
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Chaton m'a regardé et m'a dit "Tu ne voulais pas écrire un article là-dessus toi?". 

Sisi. Et je viens finalement de le faire.Avec ce tout petit article je voulais attirer votre attention à vous, qui trouvez peut-être que ne pas boire est étrange. Ou qu'on doit bien se faire chier en soirée.

Alors je vous répondrai que non. J'aime m'amuser et je n'ai jamais eu besoin d'alcool pour ça. Ma famille ou mes amis le savent bien: nul besoin de boire pour moi pour profiter à fond d'une soirée.

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Et si vous pensez que le vin fait partie du patrimoine français, je suis bien d'accord avec vous. Tout comme le champagne. Mais ce n'est pas pour autant qu'on devrait tous aimer ça.

Un peu comme les films de Louis De Funès: ils font partis du patrimoine, mais on a le droit de ne pas les apprécier.

Sorry Louis. Certains n'aiment pas la Soupe aux Choux (gif from giphy.com)

Sorry Louis. Certains n'aiment pas la Soupe aux Choux (gif from giphy.com)

Et puis après tout, mon grand-père était bien un italien qui n'aimait pas les pâtes.

Etre adulte et ne pas boire

Publié dans Humeurs

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Un été à la Montagne

Publié le par Angelita

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez pu voir que cet été je suis certes allée un peu à la plage, mais j'ai également passé une dizaine de jours à la montagne. Dans les Alpes plus précisément.

Ça faisait plusieurs années que j'y pensais, et cette année on a donc sauté le pas. A la base j'avais peur que la mer me manque, mais en fait pas du tout. J'ai pu me baigner dans de nombreux lacs et rivières, et ce n'était pas forcément plus froid que la mer méditerranée, l'océan atlantique, ou encore que la manche... Car oui, je me baigne à peu près partout où je vais.

Enfin bref, revenons à nos moutons: tant que je peux barboter, finalement ça suffit à mon bonheur. Mais en plus, on a pu se rendre compte qu'il y avait pas mal d'avantages à partir à la montagne en plein été.

Et je me suis dit que pour ceux qui hésitent, un petit article à ce sujet pourrait être sympathique.

Alors voici un peu ce que nous avons particulièrement apprécié.

Un été à la Montagne

Il y a beaucoup moins de monde que sur le littoral

Alors bien sûr ceci est très personnel, mais plus je vieillis, moins j'aime être au milieu de la foule. Naturellement, quand on vit en région parisienne, il y a toujours du monde autour de nous : dans les transports en commun, dans les magasins, etc... Et sincèrement, ça m'angoisse déjà bien assez de me frayer un chemin lorsque je sors d'un wagon de métro pour ne pas avoir à refaire la même chose l'été parmi toutes les serviettes sur la plage. Je ne parle même pas des gens qui parlent fort ou qui fument à côté de moi quand j'essaye de me reposer à la plage : je leur ferai bien manger tous les mégots de cigarette enterrés sous le sable un à un pour leur couper le sifflet. Cependant j'ai parfaitement conscience qu'une telle attitude serait complètement antisociale et pénalement répréhensible : je me contentais donc jusque-là d'éviter les spots surblindés l'été, alors que ce sont pourtant de très jolis endroits...

Mais à la montagne, je n'ai pas eu ce soucis : il n'y avait vraiment pas foule, même aux abords des lacs ou des rivières. Le calme. Le repos. Enfin bref, ce que je recherche.

Idem lorsque des fois on a du mal à se garer dans le sud ou sur la côte atlantique pour se rendre sur les plages : partout où je suis allée cet été ce n'était pas le cas. On n’a jamais tourné. Appréciable quand l'année on galère tellement à trouver une place qu'on arrive juste à la 2ème mi-temps du match.

Un été à la Montagne

Il y a un nombre incalculable d'activités à faire

Si vous avez peur de vous ennuyer à la montagne et que vous pensez que vous en aurez vite fait le tour: détrompez-vous.

Naturellement, il faut bien regarder la station dans laquelle vous pensez partir, car j'imagine que toutes ne proposent pas les mêmes activités.

Quoi qu'il en soit vous pourrez certainement faire de la randonnée à peu près partout (mais armez-vous tout de même d'une bonne carte et de patience, parce que je trouve que ce n'est pas toujours super bien indiqué). Marcher au grand air n'a tellement rien à voir avec ce que nous faisons en ville... Ca faisait une éternité que je n'avais pas pris un grand bol d'air frais comme ça.

Vous pourrez aussi certainement faire du vtt, de la via ferrata, etc...

A certains endroits, et si vous êtes proches d'un lac ou d'une rivière, vous pourrez alors aussi en profiter pour vous baigner, faire du canoé, du paddle, du pédalo, de la planche à voile.

Les montagnes étant des endroits puissants et plein de couleurs, les photographes amateurs auront aussi de quoi faire à ce niveau-là.

En conclusion, pour la journée vous ne risquez pas de vous ennuyer avec toutes ces activités.

C'est l'heure du Paddle (mais à genoux, debout je ne tenais pas)

C'est l'heure du Paddle (mais à genoux, debout je ne tenais pas)

Et de la rando bien sûr...

Et de la rando bien sûr...

Ces vacances sont moins couteuses que celles dans les stations balnéaires

J'ai regardé le prix des locations dans quelques villes, et c'est vraiment moins cher que ce que l'on peut trouver sur les côtes.

Le coût des vacances a naturellement aussi une importance, surtout si l'on veut rester plus qu'une semaine, ou qu'on part en famille.

Et sur place les prix sont moins excessifs : les boissons et les en-cas ne sont pas à 9€ pièce, les activités proposées pas forcément à des tarifs prohibitifs non plus.

Il convient tout de même de regarder sur internet ou d'appeler avant si l'on ne veut pas avoir de mauvaises surprises.

(Je ne savais pas comment illustrer ce point)

(Je ne savais pas comment illustrer ce point)

(Alors je vous propose un peu de faune et de flore)

(Alors je vous propose un peu de faune et de flore)

Les paysages sont époustouflants

Oui, époustouflant. Et c'est la troisième fois de ma vie que je dois utiliser ce mot.

En fait, les paysages sont immenses, énormes, colorés, frais. Je ne sais pas vraiment comment dire mais en tout cas ça coupe le souffle de par l'immensité et la majestuosité de la nature.

Un été à la Montagne
Un été à la Montagne

Voilà pourquoi j'ai tant aimé ces vacances. Tout est réuni pour les amoureux de la nature et du sport, et les allergiques à la surpopulation estivale.

Un été à la Montagne

Ces vacances ne conviendront cependant pas à tout le monde, j'en ai bien conscience, et ce notamment si :

  • Vous aimez profiter des vacances pour sortir tous les soirs (boites, bars, etc...). Bien sûr il y a des restos à la montagne, mais pour la deuxième partie de soirée, les sorties sont plus rares. A voir au cas par cas par station, mais je pense que quoi qu'il en soit il y a quand même beaucoup moins de choix que dans le sud ou sur la côte atlantique
  • Si vous appréciez vous poser sur une plage privée avec transat et petite musique d'ambiance. Là c'est beaucoup plus rustique. Les lacs sont souvent entourés d'herbe, même si du sable est ramené quelques fois pour créer de petites plages artificielles. Quant aux rivières, elles sont bordées de rochers/cailloux/galets

 

Un été à la Montagne

Je crois que j'ai dit le principal, mais je terminerai quand même par une petite liste d'indispensables si vous pensez à partir à la montagne pendant les beaux jours

  • De bonnes chaussures de marche (les magasins de sport en proposent de qualité pour des prix tout à fait raisonnables
  • Des chaussures en plastique pour vous baigner, type "méduse". Le sol des lacs et rivières est le plus souvent jonché de pierres ou de gros galets, donc autant faire attention à vos petits petons

 

J'ai bien conscience de longueur de l'article et vous remercie d'avoir pris le temps de le lire dans son intégralité. Cependant, je pense qu'il fallait au moins ça pour vous parler de la montagne :)

 

Si vous connaissez de belles stations d'été, que ce soit dans les Pyrénées ou dans les alpes, je vous invite à partager celles-ci avec nous dans les commentaires.

 

Belle journée à vous, et à très bientôt.

Publié dans Un peu d'ailleurs, Humeurs

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Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Publié le par Angelita

Surtout, surtout, ne me jetez pas la pierre. Ne pensez pas que je considère mon chien comme un humain, ou comme un enfant : ce n’est pas le cas. Mais sincèrement, ça change bien des choses dans nos vies de prendre un animal de compagnie. J’avais envie d’en parler un peu avec vous, car aujourd’hui ça fait un an que Bambina a rejoint notre foyer.

Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Je ne suis plus jamais seule

C’est bête, mais ça a son importance. Je ne vis pas seule, mais avec mon compagnon. Mais même quand il n’est pas là, il est plus difficile de faire comme avant : c’est-à-dire de pousser la musique au maximum, de se croire seule au monde et de danser comme une folle (ce qui a toujours été mon activité favorite lorsque je suis seule). Non. Maintenant, un chien voudrait danser avec moi. Mais bien sûr comme il ne sait pas vraiment danser, il se contenterait de me courser dans l’appart, sautant de-ci de-là de manière hystérique. Du coup, je ne danse plus (évitant ainsi à mes voisins du dessous mes « boumboums » des pieds, et les dérapages incontrôlés de Bambina sur le parquet).

Je ne fais plus non plus uniquement ce que je veux quand je suis seule. Je dois m’occuper de ce petit animal qui demande de l’attention. Des fois, je trouve ça contraignant, on ne va pas se mentir. J’aurais envie d’être seule et de ne calculer rien ni personne. Bambina se manifeste souvent pile poil à ce moment-là avec un objet dans la bouche pour jouer.

Mais le mini-agacement que je peux ressentir se dissipe quand elle vient poser sa petite tête sur moi…

Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Je marche bien plus, et à des heures tardives

Ça, c’est sûr qu’un chien, il faut le promener ! Je le savais, je le fais. Du coup j’ai bien augmenté mon nombre de pas au quotidien, je marche beaucoup, ce qui est carrément positif (vive les applications podomètres). Mais je sors aussi plus tard que d’habitude (en même temps qu’aurai-je fait seule, à 22h00 dans la rue sinon ? aucun intérêt). Et j’apprécie la sérénité de mes sorties matinales ou nocturnes. Le calme dehors, ce petit moment avec mon chien, se vider l’esprit en la regardant sauter dans les feuilles automnales. Ça fait un bien fou et une vraie coupure dans ma vie parfois à 100 à l’heure.

Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Des inconnus me parlent

Alors ça, vraiment, ça a été ce qui m’a le plus étonné. D’ordinaire, quand je me balade, personne ne m’adresse la parole. Eh oui, on ne s’intéresse pas à moi ma ptite dame. Et on m’a même déjà dit que je n’avais pas un visage sympathique : why not, je constate moi-même que je n’ai pas les traits les plus friendly du monde.

Mais alors, comment ça se passe, quand on a un bouledogue français au bout de la laisse, tout de suite on a l’air beaucoup plus sympa ? Parce que maintenant on me dit bonjour, on me demande si je vais bien, on me sourit, on me parle. Quel comportement étonnant. Personnellement, moi, en bonne sauvage, et à part mes voisins pour essayer d’entretenir des relations les plus sereines possible, je ne calcule personne, petit chien mignon ou pas petit chien mignon au bout du bras.

Du coup ça me déroute toujours ce changement de comportement chez les gens (car dès que je sors seule, je perds visiblement de nouveau tout intérêt aux yeux des gens, et de nouveau je ne suis plus qu’une inconnue perdue dans la masse).

Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Je ne suis plus seule maitresse de mon planning

Clairement, sortir à 20h00 et se dire que finalement on va dormir ailleurs et revenir que le lendemain après-midi à la maison, ce n’est plus possible. Mon chien ne sachant pas s’autogérer (le bougre !), il faut assurer un minimum de présence pour le sortir, le nourrir, lui donner à boire, et surtout un peu d’amour <3

Donc les week-ends organisés en dernière minute, les nuits en dehors du domicile : c’est terminé ! Personnellement pour ce qui est des sorties jusqu’à plus d’heure, ça ne me manque pas, car j’en ai profité à une certaine période de ma vie, et aujourd’hui ça ne me tente plus trop. Par contre, j’avoue que pour les week-ends, c’est plus chiant. On doit toujours voir qui pourrait nous garder le chien, aller le déposer (et ce n’est pas forcément à proximité de chez nous), donner tous ses papiers au cas où… Enfin bref, une organisation qui ne permet pas trop de faire les choses « à l’arrache ».

Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Voici pour les bouleversements principaux depuis que la petite Bambina est entrée dans notre vie. Prendre un chien c’est effectivement un engagement, qui doit être réfléchi car forcément votre quotidien sera modifié. Mais personnellement, et malgré les côtés parfois contraignants, je ne regrette cependant pas du tout d’avoir accueilli Bambina. Et ceci parce que :

  • Elle me fait toujours la fête quand je rentre le soir. Et ça, quand on a passé une longue journée, voir un petit animal si heureux de nous voir, ça met du baume au cœur
  • Elle me fait rire quand elle a ses quarts d’heure de folie et court partout comme si notre appartement était un terrain de motocross semé d’embuches (alors que pas du tout en fait, avec un chien à la maison il n’y a plus rien qui traine par terre)
  • Elle est quand même trop choupinette quand elle vient réclamer des câlins. Et encore plus quand elle sent que je ne suis pas bien et qu’elle vient d’elle-même se mettre sur moi avec ses grands yeux globuleux
  • Et pour beaucoup d'autres raisons encore <3
Un an avec mon chien : ce que ça a pu changer dans ma vie

Enfin bref, c’est ma Bambinouche à moi.

Et vous alors, vos animaux ont aussi changé beaucoup changé de choses dans vos vies ?

Belle semaine à vous.

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Etre ronde et (heureuse) en couple avec un homme mince

Publié le par Elegna

Ce n’est un secret pour personne, je suis plutôt ronde. Par contre, ce que les gens qui ne me connaissent pas personnellement ignorent, c’est que mon compagnon lui, est plutôt mince.

 

Naturellement, ça ne nous a jamais posé de problème. On s’est connu comme ça, on s’est aimé comme ça. Quand un jour il m’a annoncé son poids j’ai compris que je pesais plus lourd que lui. C’était la première fois que ça m’arrivait, et j’ai mis cette idée dans un coin de ma tête. Je n’en ai pas fait un drame.

 

Autour de moi je ne connais pas de couple où l’homme est plus menu que la femme. Les femmes rondes de mon entourage sont également avec des hommes ronds. Pourquoi, comment, je ne sais pas. Le principal est bien qu’ils s’aiment.

 

A vrai dire, je ne me suis pas penchée de moi-même sur cette question. Je n’étais pas non plus obsédée par l’idée que physiquement on était pas parfaitement « raccord ». Il est gentil et me traite bien, c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Mais petit à petit on a commencé à me dire des petites choses, par-ci par-là. J’ai bien conscience que ce n’est pas dit méchamment, mais à la longue, ça ne fait plaisir ni à lui, ni à moi.

Etre ronde et (heureuse) en couple avec un homme mince

Ça a commencé à une soirée, ça devait faire un peu plus d’un an qu’on était ensemble. Je dis à quelqu’un « Mon copain est là-bas » et désigné un groupe en le montrant du doigt. La personne me dit « Lui ? » « Non ». « Lui ? » « Non ». « Lui alors ? » « Non, le mec au milieu, avec le tatouage ». « Ah bonnnnn. Mais je t’imaginais avec quelqu’un de beaucoup plus costaud ! ».

Notons au passage que bien qu’il soit mince, mon compagnon mesure 1m80.

 

Du coup je demande des précisions, et la personne de m’expliquer qu’elle me voyait avec quelqu’un de plus grand, de plus baraqué, de plus costaud, un mec STOKOS quoi. Drôle, car en vrai je n’ai jamais fréquenté de mec vraiment stokos.

 

Je ne le dis pas à Chéri, me disant qu’il peut se passer de cette information. Mais on me l’a répété plusieurs fois, « qu’on ne s’imaginait pas du tout que tu sois avec un mec comme ça » et un jour je lui en ai parlé. Il était étonné que les gens aient pu me dire de telles choses, et m’a dit « Comment ça se passe ? Les minces devraient être avec des minces, les gros avec les gros, les petits avec les petits ? Leur vision de l’amour est triste ».

Je me suis alors rappelé que plus jeune j’étais toujours étonnée quand je voyais un couple dans lequel l’homme était plus petit que la femme. Je n’ai cependant jamais formulé aucune observation à ce sujet à ces couples. Mais en fait je me suis dit qu’on devait faire le même effet que ces couples me faisaient à l’époque. Un couple un peu atypique et mal assorti. Enfin, aux yeux de certaines personnes.

Etre ronde et (heureuse) en couple avec un homme mince

Un jour on m’a demandé si mes kilos en trop ne gênaient pas mon copain et s’il ne m’avait jamais demandé de mincir. Je suis certaine qu’on ne me l’aurait jamais demandé s’il avait lui-même été rond. Et la réponse est non. Il ne m’a jamais rien dit à ce sujet.

On m’a également dit que c’était bien d’avoir quelqu’un qui m’aime réellement et qui m’accepte comme je suis. MAIS ENCORE HEUREUX ! Devrait-on lui dresser un monument pour ça ? Devrais-je tous les matins le remercier d’accepter de vivre avec une petite dodue ? La blague. Lui il ne me remercie pas de l’accepter avec sa perte de cheveux de trentenaire.

 

Certaines personnes pensent donc qu’il me fait une fleur d’être avec moi, et que j’ai bien de la chance. Naturellement, j’en ai de la chance d’être avec lui, mais pas parce qu’il accepte mes petits bourrelets. J’ai de la chance tout simplement parce que c’est lui.

 

Aujourd’hui je préfère rire de ces remarques faussement bienveillantes. Ou du fait que le serveur me mette toujours le coca rouge devant le nez, et l’eau gazeuse à Chéri. (« Non, c’est l’inverse, merci »).

Je n’épargne cependant pas les auteurs de ces sorties à la limite de la condescendance, et la répartie reste la meilleure des armes. J’aimerais simplement qu’ils comprennent que l’amour n’est pas seulement une histoire de personnes qui se ressemblent et / ou se correspondent physiquement, et qu’un mince ne fait pas l’aumône à une ronde lorsqu’il est avec. Non.

 

L’amour c’est bien plus que cela…

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A toutes ces vies brisées... Et à ceux qui veulent en savoir toujours plus.

Publié le par Elegna

L'an dernier, après l'attentat du 13 novembre, je n'avais plus posté pendant de longues semaines. J'étais comme paralysé, je n'avais plus trop l'envie de grand chose. Paris était devenu triste, et si je dois m'y rendre tous les jours pour le travail, je ne voulais pas trop y rester. Je ne voulais même plus sortir au restaurant. Comble pour moi qui adore diner avec mes amis.
Alors jeudi, devant cette nouvelle tragédie qui s'est jouée à Nice, j'étais une fois de plus sans voix. Bien sûr, je le suis également pour les attentats qui ne sont pas commis sur le sol français. Toutefois, le traitement de l'information n'est pas la même. Parce que oui, ce qui me choque, au-delà de l'horreur, c'est le comportement des journalistes.
 
Je me suis exprimée à ce sujet sur mon profil personnel Facebook, mais je tiens également à en parler ici. Parce que même si nos vies doivent reprendre leur cours, je n'oublie pas l'horreur. Et parce que j'aimerais sincèrement que si de tels drames venaient à arriver de nouveau, les journalistes traitement différemment l'information.
 
Voici donc mon petit mesage, qui me tient à coeur
 
Quarante-huit heures après l’attentat qui a touché Nice jeudi soir, je pense aux victimes. Pour l’heure je me préoccupe moins de savoir si cet attentat est l’œuvre d’un homme sous la coupe de l’Etat Islamique ou d’un homme désespéré en train de divorcer qui commet l’irréparable, que de savoir comment vont être suivies les victimes. Car dans tous les cas, ce que l’on sait déjà, c’est que c’est l’œuvre d’un fou.
Mais aujourd’hui pensons aux victimes, à leur famille et à leurs proches. Après chaque attentat je suis consternée par les images qui sont diffusées par les télés, sur internet, et les images qui paraissent dans la presse écrite. Et le pire, c’est qu’on semble assister à une escalade, les journalistes ayant visiblement envie d’aller toujours plus loin dans les images chocs et les interviews sidérantes. Oui, elles sont sidérantes (et écœurantes), tout simplement parce qu’ils questionnent des personnes en état de sidération totale. Ils sont perdus, déboussolés, n’ont même pas le temps d’assimiler le décès de leur enfant(s), femme, époux, père, mère, ami(e)(s), qu’on leur met un micro sous le nez. Mais que voulez-vous qu’ils disent ? Que voulez-vous qu’ils ressentent ? Les journalistes sont-ils à ce point en manque d’empathie ?
Ils devraient comprendre qu’ils donnent une bien triste image de leur profession, et qu’ils saccagent le travail de leurs collègues intègres qui se battent réellement pour délivrer de vraies informations.
Par ailleurs, j’invite toutes les personnes qui voient des vidéos postées par des « particuliers » montrant des corps (comme j’ai pu voir sur Facebook), ou des personnes ensanglantées à les signaler. J’ai parfois l’impression que certaines personnes oublient que ce n’est ni un film, ni un jeu. Ces gens sont bel et bien morts. Respectons-les, et respectons leur famille. Le voyeurisme poussé à ce point est écœurant, et n’apportera rien à personne. J’insiste d’autant plus que de très jeunes adolescents sont sur les réseaux sociaux, et ça me navre de savoir des jeunes exposés à tant de violences.
Et la question se pose : à trop diffuser ce type d’image, cela ne crée-t-il pas une banalisation de l’horreur ?
A méditer…
A toutes ces vies brisées... Et à ceux qui veulent en savoir toujours plus.

Publié dans Humeurs

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